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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 10:08

Tous égaux face aux taxes! Nicolas Sarkozy veut imposer les indemnités pour accident du travail, et il cherche à débusquer des niches fiscales cachées... Alors Jean-Pierre Martin lui en a trouvé une: la TVA réduite dont bénéficient les handicapés pour leurs équipements spécialisés. Quand on ne veut pas taxer les bonus des traders, il faut, après tout, trouver de l'argent ailleurs...

Nicolas Sarkozy a confirmé hier soir lors de son allocution télévisée qu’il entendait bien augmenter la TVA sur les fauteuils roulantset autres équipements spéciaux conçus exclusivement pour les personnes handicapées. « C’est une question de justice sociale. Vous monsieur Pujadas ou vous madame Ferrari, vous ne bénéficiez pas de TVA réduite quand vous achetez votre berline. Le chef d’entreprise ou le restaurateur qui investit dans un 4x4 n’a pas ce genre de privilèges. Alors pourquoi une poignée de Français, de privilégiés, bénéficieraient de ristournes pour acquérir leur moyen de locomotion? Il n’y a rien de choquant à rétablir un peu d’équité dans ce pays ». Et le président de la République de répéter qu’il ne céderait pas à l’odieux chantage du handicap : « Ce n’est pas parce qu’on est tombé d’un échafaudage qu’on a plus de droits qu’un autre. Dans ce pays il est temps de valoriser le travail ».

Jusque là, l’article 15 de la loi de finances accordait un taux de TVA réduit aux équipements spécialisés pour handicapés. Mais le déficit toujours grandissant de l’Etat pousse le gouvernement à traquer toutes les niches fiscales dans lesquelles « une minorité de privilégiés détournent de l’impôt et donc de la solidarité nationale leurs indemnités d’accident de travail ».



Comment pouvons nous accepter de tels propos ? Comment accepter que des milliardaires alors qu'ils ont déjà le bouclier fiscal ne bénéficient pas de baisse de TVA pour l'achat de leur Ferrari alors que des familles à bas revenus en bénéficiaient pour acheter des fauteuils roulants à leurs enfants handicapés ou pour ces salariés tombés des échaffaudages et qui perdent l'usage de leurs jambes. Pour Monsieur Sarkozy c'est injuste. Et donc, terminer ce "privilège".

Et bien Monsieur Sarkozy, si vous avez un poil de respect envers votre peuple ce serait de vous attaquer aux privilèges de certains. Nous sommes dans une République avec le maintien des privilèges de la royauté. Exemple : Les députés en cachète se sont votés une loi qui leur maintient leurs indemnités d'élus pendant 6 ans s'ils perdent leur siège. Je n'ai pas l'impression qu'un salarié garde son salaire pendant 6 ans quand un patron voyou le jete comme un malpropre.

Et cette minorité de sois disant bons français qui sont vos amis : Halliday, Aznavour... qui ne paient pas d'impôts en France, qui ne sont pas solidaires et bien mettez leurs biens sous séquestres, comme toutes les entreprises qui touchent des subventions publiques et qui délocalisent après avoir vidé les caisses, volés les brevets et les cahiers de commande comme à Morlex où des "yankis" ne respectent aucunement les droits des salariés et les décisions de justice.

Cela suffit ! Le Peuple est souverain dans ce pays, il faut que vous en preniez acte. Nous allons l'aider par de l'Education Populaire à réinvestir le terrain des revendications et des luttes.

Par Marianne
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 05:54

Depuis un quart de siècle, un fort vent de conservatisme religieux souffle dans de nombreux pays musulmans, avec des effets dévastateurs sur les droits des femmes. Au nom d’un retour à la pureté du temps de la Révélation, des groupes extrémistes ont décrété, à leur accession au pouvoir en Afghanistan, en Malaisie, en Somalie ou au Nigéria, une stricte ségrégation entre les sexes dans les lieux publics, les hôpitaux et le système éducatif, etc.. Ils ont imposé aux femmes le port de vêtements tels que le hijab, le niqab ou la « burqua », et leur ont interdit, entre autres mesures répressives, d’exercer toute activité professionnelle.

Sous prétexte d’appliquer la charia, ils ont bafoué non seulement les droits que l’Islam avait octroyés aux femmes dès le 7è siècle, mais également l’essentiel des acquis des femmes en matière juridique, économique, politique et sociale, qu’elles avaient obtenus à l’issue de décennies de haute lutte à travers les pays musulmans, tout au long du 20è siècle.


Cette régression des droits des femmes prend actuellement, et avec le passage des ans, une ampleur croissante dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Etrangement, elle fait également des adeptes dans les communautés musulmanes d’Europe et d’Amérique du Nord. Même des pays qui avaient échappé aux tourmentes de l’extrémisme, à travers leur histoire, tels que la Tunisie et le Maroc, en sont aujourd’hui affectés.

Face à l’assaut des courants religieux conservateurs sur les droits des femmes, les associations féminines musulmanes ont dû revoir leur stratégie. Pendant des décennies, elles avaient mis l’accent sur la nécessité d’appliquer dans leur intégralité les dispositions des conventions internationales sur les droits de la femme que les pays musulmans avaient signées, sous l’égide de l’ONU. Elles insistaient, en particulier, sur la nécessité de lever les réserves exprimées par les gouvernements de ces pays au sujet de diverses dispositions de ces conventions, qui les vidaient d’une grande partie de leur contenu.


Sous la pression de la nécessité, de nombreuses associations se sont attelées à la lecture attentive de la charia, afin de développer de nouveaux outils pour lutter efficacement contre les discours des extrémistes religieux. Comme l’explique la pakistanaise Riffat Hassan, elles ont découvert, à leur grande surprise, qu’il existait un grand fossé « entre ce que le Coran disait au sujet des droits des femmes et ce qui se faisait en réalité dans un environnement culturel islamique ». « Par conséquent », observe-t-elle, « il faut distinguer entre le texte coranique et la tradition islamique.

Ce sont les hommes qui ont procédé, presque exclusivement, à l’interprétation du Coran, depuis les temps les plus anciens. Ils faisaient cela au sein d’une culture patriarcale dominée par eux. Le Coran a donc été interprété du point de vue culturel des hommes – ce qui a évidemment affecté les droits des femmes. »

La Nigérienne Ayesha Imam a procédé à une étude minutieuse de cette question, dans un article intitulé « Les droits des femmes dans les lois musulmanes ». Elle explique qu’il faut “distinguer entre l’Islam – la voie d’Allah – d’une part, et ce que les musulmans font, d’autre part. » D’après elle, l’Islam ne peut pas être remis en cause, mais ce que les musulmans font peut l’être, car ce ne sont que des êtres humains, qui sont sujet à l’erreur.


D’après elle, bien que les lois religieuses tirent leur inspiration du divin, elles ne doivent pas être confondues avec des lois divines. La charia incorpore le facteur humain dans tous les aspects de son élaboration, de son développement et de sa mise en œuvre. Le nombre de versets coraniques à la base de la charia est très modeste, comparé à la multitude et à la complexité des règles juridiques qui constituent le corpus du droit musulman.

Même les experts n’arrivent pas à s’accorder sur le sens exact de divers versets coraniques. Par ailleurs, il est admis que de nombreux hadiths sont apocryphes, et sont le produit de luttes entre sectes ou entre dynasties. Certains hadiths relevant de cette catégorie semblent avoir eu pour unique objectif de réduire les droits des femmes, bien qu’ils ne puissent s’appuyer ni sur des dispositions coraniques ni sur d’autres hadiths pour les conforter.

Ayesha Imam note, à ce propos, que les musulmans croient, à tort, que la charia est la même dans l’ensemble des pays musulmans, alors qu’elle varie de manière considérable d’un pays à l’autre, et d’une époque à l’autre. Cela est parfaitement illustré par l’existence de quatre grandes écoles de pensée juridique dans la seule tradition de la sunna (et qui s’élevaient à une vingtaine dans des temps plus anciens). Il existe également un rite shiite regroupant un nombre considérable d’adeptes, et de nombreux courants religieux d’importance moindre, qui regroupent néanmoins des millions d’adhérents chacun.


Les fondateurs des quatre grandes écoles de pensée juridique sunnite ont emphatiquement souligné, en leur temps, que leurs interprétations des dispositions de la charia ne devaient en aucun cas être considérées comme des données définitives, qui lieraient les musulmans en tous lieux et en tous temps. Par conséquent, observe-t-elle, « le refus de l’ijtihad n’obéït pas à une prescription religieuse. Ni le Coran ni la Sunna n’exigent cela. Bien au contraire, aussi bien le Coran que la Sunna encouragent la pensée individuelle, le raisonnement et la diversité d’opinion. »

A l’appui des observations de Mme Ayesha Imam, on peut citer la multiplicité de codes nationaux de statut personnel appliqués, aujourd’hui, dans les pays musulmans. Les exemples d’évolution des dispositions de la charia à travers le temps, dans le même pays, abondent également. Les différents textes de loi formant code du Statut Personnel, qui ont été successivement appliqués en Egypte au cours du 20è siècle, illustrent cette proposition.

Le Code du Statut Personnel appliqué au Maroc peut également servir d’illustration, ayant enregistré des modifications considérables, entre sa première version adoptée en 1957, au lendemain de l’accession du pays à l’indépendance, et le nouveau Code de la famille adopté en 2004.


Il faut noter que ce dernier est le fruit d’un demi-siècle de lutte des associations féminines marocaines pour la réforme de nombreuses dispositions restrictives que le texte de 1957 comprenait et ce, face à une opposition acharnée des mouvements religieux conservateurs, en particulier au cours des dernières années. Ces derniers ont d’ailleurs failli faire capoter le projet de réforme, qui ne put être sauvé que grâce à l’appui personnel décisif du roi Mohamed VI.

Le Code marocain de la famille de 2004 place cette dernière sous la responsabilité conjointe des deux époux. Il permet à la femme d’agir comme son propre tuteur, et fixe à 18 ans l’âge minimum de mariage des personnes des deux sexes. Il impose des conditions draconiennes au mariage dans le cadre du régime de polygamie et encourage l’épouse à inclure dans le contrat de mariage, si elle le désire, une clause pour interdire un second mariage de l’époux. Il place la répudiation sous un strict contrôle judiciaire et exige la répartition équitable des biens du couple avant que le divorce ne puisse être finalisé.


L’exemple marocain est intéressant à étudier, dans la mesure où toutes les dispositions du nouveau Code sont basées sur une lecture attentive, minutieuse et complète de la charia, dans toute sa complexité. Nul ne peut lui reprocher de s’être éloigné de la lettre ou de l’esprit du droit musulman, pour incorporer des concepts et des règles issus de la culture occidentale.


La comparaison des dispositions des textes de loi adoptés au Maroc en 2004 et en Egypte en 2000 témoigne, quant à elle, des divergences considérables dont les juristes musulmans peuvent faire preuve dans l’interprétation et l’application de la charia, même dans le cas de pays musulmans à culture relativement comparable, par ailleurs. Les juristes musulmans s’enorgueillissent de cette flexibilité du droit musulman, qui constitue pour eux la preuve de sa vitalité. Les associations féminines peuvent aussi s’en réjouir, puisqu’elle peut leur permettre de réaliser des progrès considérables en matière de droits des femmes musulmanes, dans le respect aussi bien de la lettre que de l’esprit de la charia.

Il faut aider les femmes à obtenir des droits nouveaux. Les droits obtenus dans les pays occidentaux aident les femmes du monde entier à revendiquer les mêmes.

Si dans notre société, nous laissons faire que la femme porte la burqua notamment en France, c'est d'une part remettre en cause la laïcité mais surtout le droit des femmes à être libre, c'est remettre en cause notre bataille de tous les jours pour avoir de nouveaux droits. Mais pour autant faire une loi l'interdisant n'est pas forcément une solution. Il faut le dialogue, car celles qui le portent par obligation vont être confinées chez elle. Il faut faire comprendre que par respect de la laïcité du pays d'accueil, tous signes religieux sont interdits. Je dis bien tous.

Par Marianne
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 06:39
28 % pour l'UMP qui se gargarise de ce score. Mais il est en perte de vitesse si on compare avec le 1er tour des présidentielles. De plus, l'UMP n'était pas seul, il était accompagné notamment du Nouveau Centre.
16 % pour le PS, quelle claque ! Mais apparemment, les dirigeants n'arrivent pas mais surtout ne veulent pas changer de cap.
Europe Écologie, l'un des gagnants de cette élection. On voit bien que c'est un thème qui préoccupe nos concitoyens. Là aussi, c'est une liste d'union entre un libéral, une madame propre, un de gauche. Mais est ce que ceux qui ont voté pour Cohn Bendit on bien compris que cet homme est pour le traité de Lisbonne qui est pour un marché libre et non faussé. Qu'est ce que cela veut dire ? Tout simplement qu'il ne peut être contre ce libéralisme qui consiste à faire produire hors de notre pays des produits qui y reviendront. Bonjour, l'émission de CO². L'écologie vaste question est contraire à la logique capitaliste. Que les citoyens réfléchissent, il faut mieux produire au plus près des gens pour éviter les transports. Autre exemple, l'Europe a privatisé le service ferroviaire de fret, bilan envolé des prix et les marchandises transitent par la route. Là aussi, cela provoque de la pollution...
MoDem, grand perdant de cette élection. Je ne commenterai pas.
L'autre gagnant c'est le Front de Gauche. Malgré le fait que la presse se refuse à prendre en compte, comme le ministère de l'Intérieur, des vrais chiffres de notre score. Il faut savoir que le Front de Gauche a bien 5 élus, 4 en métropole et un en Outre Mer et que nous faisons donc 6,5 % ce qui nous place devant le Front National. Tout simplement, car cet élu communiste était soutenu par le Front de Gauche mais sous étiquette parti communiste guadeloupéen. Tout est fait pour minimiser notre score.

Au Parti de Gauche, une analyse a été faite en partant d'un Front de Gauche comportant le NPA. Et bien, nous aurions pu avoir 12 élus au lieu de 5 mais surtout nous aurions laminé le FN qui n'en aurait pas eu et nous aurions pris le siège d'Hortefeux ce ministre de la honte, de la chasse aux immigrés.

Ce Front de Gauche qui a montré que c'est une attente du peuple, l'unité politique. Donc, nous allons tout faire pour qu'il perdure mais surtout qu'il s'élargisse avec toutes celles et tous ceux qui veulent redevenir acteur de la vie politique, de leur vie.

Mais retenons deux choses : l'une est le marasme dans lequel est la gauche en France. C'est inquiétant pour l'avenir de notre peuple et c'est pour cela que le Front de Gauche a devant lui la responsabilité de poursuivre ce qu'il a mis sur les rails. Un espoir pour toutes celles et tous ceux qui souffrent de cette crise.

La deuxième chose : c'est l'abstention qui va permettre à Sarkozy de mettre en place rapidement ses réformes néfastes. Il est d'ores et déjà annoncé la suppression du 100 % concernant les ALD, la taxe carbone, la vignette auto, l'augmentation de la TVA appelée de ces voeux par la commission européenne. Ceux là même qui n'ont pas été voté parce qu'ils ont été floués par le fait qu'on n'est pas tenu compte de leur rejet de cette Europe là en 2005, du fait que s'être mobilisé de façon importante dans la rue n'a pas permis de faire bouger le gouvernement. lls ont vu par contre que quand on faisait des actes forts dans les entreprises comme à Continental où les personnels ont cassé ce qui a pu faire obtenir une promesse de versement de 50 000 € à chacun des licenciés. A voir si aujourd'hui, suite au résultat électoral, ils auront cette somme. Et aujourd'hui, cela recommence. Des salariés d'une papeterie a retenu leurs dirigeants et éparpillerer l'outil de travail. Les agriculteurs s'attaquent en bloquant les hypermarchés des grands distributeurs contre les marges.

Il faut rapidement que le Parti de Gauche parti prenant du Front de Gauche, fasse avec leurs partenaires politiques des réunions sur des thèmes qui touchent nos concitoyens comme par exemple la Sécurité Sociale qui est sur la sellette. Et oui, les rapaces, ces assureurs privés qui voient là une manne financière importante aimerai bien que tout soit privatisé. Et bien la déclaration de dire que les gens souffrant d'une ALD pourrait se faire rembourser le tiers par une assurance privée. C'est bien la mort programmée de notre système de protection de santé.

Autre thème qui va toucher les citoyens, la privatisation du système éducatif français qui est l'un de nos fleurons. L'école maternelle qui va être remplacée par les jardins d'éveil. Madame Morano vient de signer la convention avec la CAF. Déjà, 8000 places sont programmées pour la rentrée de septembre prochain. Les mairies doivent se porter candidates pour le moment. Les enfants seront accueillis dans les écoles maternelles, avec un animateur pour 12. Cela concerne pour le moment la tranche des 2/3 ans mais quand on voit que le statut des assistantes maternelles a été modifié pour accueillir 4 enfants au lieu de 3 et jusqu'à 4 ans au lieu de 3. On peut avec juste raison craindre la disparition de cette accueille qui rappelons le est gratuite. Comment ferons les femmes monoparentals aux petits salaires pour faire garder leurs enfants car les jardins d'éveil seront financés par les CAF, les collectivités territoriales et les familles.
La mise en place d'EPEP, regroupement des écoles soit maternelle/primaire ; primaire/collège ; public/privé avec un conseil d'administration géré par des élus qui seront présents à 5, des enseignants et des parents et qui pourront être sponsorisés. Donc là aussi danger de la disparition de notre école publique garant de l'égalité des chances.

Tous les secteurs vont être touchés. Dès le lendemain des élections, la récession à 3 % a été annoncée. Un nombre considérable de disparition d'entreprises, des pans entiers de notre production vont disparaître,  des centaines et des centaines de chômeurs supplémentaires. La crise, comme le dit Attali, est parti pour longtemps. Personne ne peut dire la fin de cette crise qui a été économique au départ, qui est sociale mais également politique aujourd'hui au vu justement de ce désintérêt pour l'élection qui vient de ce passer dimanche dernier.

Il faut donc se mobiliser et cela commence par être présent massivement dans la rue samedi 13 juin prochain.
Par Marianne - Communauté : FRONT DE GAUCHE
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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 15:43

"Les électeurs qui s’apprêtent à voter PSE pour les élections européennes risquent d’avoir une mauvaise surprise au lendemain du vote du 7 juin. Alors qu’ils pensaient voter pour un groupe de gauche, au moins dans son intitulé, ces électeurs découvriront que le groupe PSE au Parlement européen n’existe déjà plus. Ils vont devoir constater le dégât. Ecoutez ceci. Le prochain groupe où vont siéger les socialistes regroupera désormais des sociaux-démocrates et diverses sortes de centristes et de libéraux. Ce n’est pas de la politique fiction mais bel et bien ce que les hiérarques du PSE sont en train de concocter dans le dos des électeurs et des militants socialistes. C’est le site européen d’information Euractiv  qui a levé le voilesur cette petite cuisine. L’enquête se référe à plusieurs sources socialistes. Selon elles, le groupe PSE aurait d’ores et déjà prévu de changer de nom; j’atteste personnellement du fait que cette question est venue à plusieurs reprises en bureau national du PS du temps où j’y siégeais. Une majorité avait alors fermement refusé l’opération qui semble depuis avoir reçu un feu vert de Solférino. Il s’agit en fait d’intégrer au sein du groupe PSE d’autres députés européens qui n’y siégent pas aujourd’hui. Lesquels? Une partie de ceux qui sont aujourd’hui  au groupe ALDE: « Alliance des libéraux et démocrates européens ». Il s’agit d’un groupe centriste et libéral. Il compte dans ses membres les eurodéputés italiens de la tendance chrétienne et libérale du Parti Démocrate. Ce serait déjà assez pour dire que ça sent mauvais. Mais l’enquête dit que ceux là ne seraient pas les seuls!!!! … Connaissant déjà les spécimens italiens du Parti Démocrate, antilaïques et proches du patronat, on préfère ne pas imaginer quels sont les autres groupes de députés « libéraux » ainsi démarchés par le PSE. Toujours est-il que les négociations vont bon train et qu’elles auraient déjà abouties avec les députés italiens, avec la contrepartie d’un changement de nom du groupe PSE. Et le nouveau nom ? Tout un programme à lui tout seul. « Alliance des socialistes et des démocrates ». On comprend vite. Derrière le changement de nom, c’est un nouveau glissement à droite du groupe qui va s’opérer avec l’arrivée de ces députés libéraux. Et une marginalisation désormais totale des eurodéputés PS français, qui prétendaient, et encore pas tous, porter une voix moins libérale. Cette nouvelle « évolution » du PSE montre en tout cas qu’il n’a nullement l’intention de rompre avec les politiques libérales européennes. C’est ce qu’enseigne l’histoire politique : la stratégie d’alliance conditionne le programme politique réel. Or aucun programme anti-libéral n’est possible dans l’alliance avec des libéraux. C’est exactement le même problème qui est posé en France au PS. Cette lamentable évolution prend justement un piquant tout particulier en France à l’heure où le PS est à nouveau tenté par une alliance au centre. Car le groupe ALDE dont les députés sont courtisés par le PSE est précisément celui dans lequel siègent les amis de François Bayrou. En votant pour les listes socialistes aux européennes, les électeurs français ne se contenteront donc pas d’élire des députés PSE. Ils voteront sans le savoir en faveur de l’alliance entre socialistes et centristes !" extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon, présient du Parti de Gauche.

En effet, comment peut-on être crédible auprès de la population en leur disant, oui nous ferons une politique sociale au Parlement européen alors qu'ils votent 97 % des textes présentés par la droite et qu'ils vont faire encore mieux en s'alliant avec la droite (Modem) et en changeant leur nom. Ce ne seront plus des socialistes, mais leur nouveau nom sera "Alliance des socialistes et des démocrates" tout un programme.
Comment peut-on mentir à ce point au peuple ? Comment peut on en arriver pour le pouvoir à tourner le dos aux valeurs du socialisme ? Comment peut-on cacher au peuple le fait qu'avec la droite ultra libérale européenne, ils vont soumettre l'Europe et notamment la France au dictât américain avec leur grand marché transatlantique en 2015 ?
La seule force qui peut faire pression pour une autre politique c'est le Front de Gauche qui bientôt sera le Front Populaire avec toutes les formations et partis de gauche, syndicalistes, associatifs, simples citoyens. Toutes celles et ceux qui veulent autre chose, ne plus se laisser dominer, retrousser leurs manches et lutter en exigeant par les urnes une autre politique. Oui c'est possible si le peuple qui est souverain s'en donne les moyens et la volonté. Nous pouvons être les précurseurs en Europe et dans le monde comme nos amis d'Amérique Latine d'une vraie alternative.
Alors, tous aux urnes le 7 juin 2009 et votons Front de Gauche.
S'abstenir c'est conforter Sarkozy dans la continuité de sa politique destructrice.
S'abstenir c'est conforter les sociaux-démocrates de continuer à mettre en oeuvre une politique libérale contraire aux intérêts de l'homme.

Par Marianne
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 20:09

Cédric Omet - Marianne | Jeudi 21 Mai 2009 à 15:12 | Lu 803 fois


Barnier dit qu'il n'y est pour rien, et pourtant, des petits producteurs de lait sont au bord du gouffre et les consommateurs n'en finissent pas de payer toujours plus chers leurs produits laitiers. Un constat s'impose, le gouvernement ne sert à rien sinon à accroître les crispations et protéger ses «amitiés industrielles».



(Louison - http://louison-et-les-crayons.blogspot.com/)
(Louison - http://louison-et-les-crayons.blogspot.com/)
« Ce n'est pas le gouvernement qui fixe le prix du lait (...). Et ce n'est pas la première fois que nous avons de telles crises et de telles difficultés pour fixer un prix juste. ». La mise au point du ministre-candidat Barnier ne pouvait être plus claire. Le gouvernement n'est pas responsable de cette crise. Il n'est pas responsable de la colère des producteurs de lait. D'ailleurs, il fait bien ce qu'il ce qu'il peut, il a nommé deux médiateurs pour gérer les négociations. Outre le caractère drolatiquement tragique d'une telle déclaration, cette posture soulève plusieurs questions. 

Tout d'abord, s'il n'est pas responsable, qui est responsable ? La réponse fuse : « il faudra que les industriels acceptent de reprendre la négociation et paient le prix juste. » Ah ! C'est donc la faute aux industriels qui s'en mettent plein les poches. En période de campagne électorale, c'est toujours très chic pour draguer les électeurs de rejeter la responsabilité sur une sorte de nébuleuse, « les industriels », qui profiterait sans embarras d'une situation sur laquelle le gouvernement veut manifestement afficher son volontarisme. Rappelons à l'occasion que les universités attendent toujours leurs médiateurs... 

Si volontarisme il y a, il n'est certainement pas à l'image de ce que Barnier laisse entendre. Car les industriels ne font que ce qu'on les autorise à faire, c'est-à-dire fixer le prix du lait en vertu du marché de l'offre et de la demande. Or, l'offre est de plus en plus importante puisque le ministre candidat Barnier fut l'un des artisans de la fin des quotas de production, qui augmentent chaque année pour disparaître en 2015. Il fut aussi l'un des artisans de la volonté européenne de laisser le prix du lait se fixer tout seul, dans un marché bien évidemment parfait, ordonné par la loi de l'offre et de la demande. Ca s'appelle « la dérégulation des marchés  », et n'en déplaise à la perversité des communicants de Matignon et de Bruxelles, c'est encore et toujours la politique du gouvernement français et de la commission européenne. La preuve avec cette crise !

Un pas en avant, deux pas en arrière!

Les industriels auraient donc tort de se priver de profits faramineux, puisqu'ils le font manifestement avec les encouragements législatifs de Sarkozy et Barroso. En résumé, la politique de Michel Barnier, c'est « un pas en avant, deux pas en arrière ». D'un côté, il légifère pour faire plaisir aux lobbys industriels, de l'autre, il communique pour calmer les ardeurs des producteurs laitiers. L'irresponsabilité politique de celui qui incarne précisément la campagne européenne de l'UMP n'aura jamais été autant à son comble. 

Une irresponsabilité qui interroge la fonction même d'un ministre, probablement futur député au Parlement européen. En effet, en abandonnant petit à petit des parcelles du pouvoir qui lui revenait - intervenir sur la fixation des prix du lait en régulant les quotas de production - il finit par ne plus servir à rien sinon à être un arbitre sans sifflet, spectateur impuissant des désastres économiques et autres injustices qu'il a lui-même contribué à créer.

Et les consommateurs paient toujours plus...

Dernière contradiction, qui montre l'absurdité totale de la dérégulation du marché du lait, c'est la facture qui ne cesse d'augmenter pour les consommateurs. Quand les prix du lait augmentent, les industriels et autres distributeurs ne se gênent point pour augmenter leurs tarifs. Danone avait ainsi augmenté ses tarifs de plus de 10% en octobre 2007. Une hausse que la multinationale justifiait à l'époque par l'augmentation de 20% du cours du lait, histoire de laisser entendre un altruisme tarifaire puisqu'ils ne répercutaient pas l'entièreté de la hausse des producteurs. 

Mais pourquoi n'ont-ils pas annoncé une baisse de 40% de leurs produits, histoire de prolonger cet altruisme tarifaire, le prix du lait ayant baissé de 30% ces derniers mois. Il faut croire que ces entreprises sont bien plus promptes à répercuter les hausses que les baisses sur leurs tarifs. 

Bref, la crise du lait illustre cruellement les paradoxes et injustices du système actuel. Des petits producteurs pris à la gorge, des consommateurs qui paient toujours plus chers leurs yaourts, des « nébuleuses » obscures qui s'en mettent plein les poches, et des politiques qui n'y peuvent rien parce qu'ils ne veulent pas pouvoir tout simplement. Indéniablement, avec cette controverse du lait, la crise a atteint son paroxysme.

"Commentaire : Il faut bien que la population comprenne qu'en face du Front de Gauche, nous avons une bande de menteurs. L'UMP qui pleure avec les producteurs de lait alors que c'est leur politique qui provoque cette crise. Le PS qui vote à 97 % les textes de la droite avec le PSE et qui cautionne cette politique.
D'ailleurs, quand le PSE était majoritaire, quelle politique a été menée au niveau européen. On a vu apparaître la jachère, les quotas de lait. Je me souviens des agriculteurs vider leur bidon de lait dans le fossé. Ils étaient payés pour cela alors que des gens avaient du mal à en acheter.
Aujourd'hui, grâce à Barnier, plus de quotas. Le prix du lait fixé suivant le marché. On importe le lait et nos agriculteurs souffrent.
Le seul barrage à faire à cette politique qui ne changera pas si on remets les mêmes aux affaires c'est de voter Front de Gauche le 7 juin prochain."
Par Marianne - Communauté : FRONT DE GAUCHE
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